Une migration ne se résume pas à déplacer des serveurs. Elle change les dépendances, les accès, les coûts et les procédures d’exploitation. Voici une trame de préparation à adapter à votre infrastructure. Elle présente une méthode générale, sans revendiquer un audit client réalisé.
Inventorier les dépendances réelles
Listez les applications, bases de données, tâches planifiées, domaines et services externes. Pour chaque élément, identifiez un responsable, les versions utilisées et les échanges réseau nécessaires. Vérifiez les contraintes de licence et les dépendances qui reposent sur une adresse IP ou un chemin local.
Un schéma simple des flux aide à repérer ce qui doit migrer ensemble. Il évite de considérer une application isolément alors qu’elle dépend d’un partage de fichiers, d’un service d’authentification ou d’un traitement nocturne.
Définir la reprise attendue
Demandez combien de temps le service peut être indisponible et quelle perte de données est acceptable. Ces objectifs guident les sauvegardes et la stratégie de bascule. Une sauvegarde présente dans une console n’est pas une restauration validée : effectuez une restauration dans un environnement isolé et vérifiez les données et les accès.
Documentez la personne autorisée à déclencher un retour arrière. Définissez les signes d’échec et les actions possibles avant le début de la migration, en particulier lorsque les utilisateurs peuvent modifier des données pendant la transition.
Contrôler les accès et les secrets
Vérifiez les droits des personnes et des services, les comptes de secours, les clés utilisées par les pipelines et les règles réseau. Retirez les accès inutiles. Les secrets doivent disposer d’un mode de stockage et de renouvellement défini ; ils ne doivent pas être copiés dans le dépôt de code ou les journaux de déploiement.
La séparation entre préproduction et production doit couvrir les données et les autorisations, pas seulement le nom des environnements.
Rendre la livraison reproductible
Le pipeline doit produire une version identifiable, exécuter les vérifications convenues et conserver les éléments nécessaires à un retour arrière. Les changements d’infrastructure doivent être relus et versionnés. Commencez par un parcours de livraison simple avant d’ajouter des outils.
Nos guides Terraform présentent des notions d’infrastructure as code utiles à cette démarche. Le choix de Kubernetes, d’un service managé ou d’une machine virtuelle dépend ensuite des besoins d’exploitation et des compétences disponibles.
Mesurer et surveiller
Établissez un point de départ : temps de réponse, erreurs, consommation de ressources et coûts. Vérifiez que les tableaux de bord distinguent l’état de l’infrastructure de l’expérience utilisateur. Chaque alerte devrait désigner une action attendue et un responsable.
Comparez les estimations cloud avec les besoins de stockage, de transfert de données et de sauvegarde. Prévoyez les environnements de test et les ressources oubliées après les essais.
Terminer par une répétition de bascule
Une répétition en préproduction permet de confronter le plan à la réalité. Notez les durées observées, les commandes, les validations fonctionnelles et les étapes de retour arrière. Faites relire les procédures par une personne qui ne les a pas écrites.
Le livrable d’un audit devrait rendre les décisions possibles : risques priorisés, actions, responsables et critères de réussite. Découvrez notre accompagnement DevOps et cloud au Maroc pour cadrer votre migration.